 | | Bien vilain début de ce mois !! Nous étions depuis quelques jours avec un temps que l’on pourrait qualifier « de chien » ou « pourri » les nuages ne cessaient de déverser toutes les gouttes qui les forment. Il est bien naturel que, la terre n’en voulant plus, la Meurthe s’est mise à monter dangereusement….. Un mardi le 2, pour être précis, par la fenêtre à l’étude nous regardions se déverser toute la colère de Dame Nature.Cathou a décidé qu’il valait mieux ramener Joëlle chez elle juste après le repas. La route se couvrait doucement de bas vers le haut, les voitures en passant envoyaient des gerbes d’eau de plus en plus hautes, l’un des véhicules a été forcé d’abandonner sa course, son moteur n’a pas aimé la hauteur d’humidité imposée par ce déluge. |
L’eau ressortait des caves des riverains, nous avons déplacé nos voitures plus en amont. Martial, qui était rentré chez lui pour le repas, est venu nous informer de la mauvaise nouvelle : le jardin commence à être inondé !! « L’eau est à quel niveau ? » « Jusqu’où est elle déjà, » Inutile de vous donner la réponse, vous avez deviné ; bien à l’intérieur, une « belle hauteur » en si peu de temps !! « Un port au planche risque de partir…. » Celui du début, le petit, posé la semaine dernière, celui où y avait les pommes de terre, là où y a le maïs !! CATASTROPHE !! «Vite, allons sauver ce que l’on peut » Nadège, Marie-Joe, Gilles, Martial, Sylvie, ont pris le chemin du jardin avec la ferme intention de ne pas paniquer, de ne pas s’imaginer le pire ; imaginer ? Impossible « Faut le voir pour le croire » jamais cet adage n’était plus approprié !! Notre jardin avait déjà bien plus que les pieds dans l’eau. Le niveau arrivait près de la porte, pas très loin de la cabane, Cheftaine et Martial cherché les plantes à sauver : les deux beaux Datura, les bananiers, des choux et tout ce qui était à portée de bras. | |
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 | | Au début du « sauvetage » ils avaient de l’eau jusqu’aux genoux ; au fur et à mesure le niveau montait. Au moment de prendre le maïs, cheftaine avait l’eau jusqu'à la taille. Olivier, un bénévole d’Etudes et Chantiers LORRAINE, a même eu « un pas de trop » il s’est retrouvé malgré lui dans la mare !! Trempé de bas en haut, il a dit avec un sourire : « mon pied n’a pas entendu le NONNN PAS CA » et plouf !! Plusieurs personnes d’ECL sont venues pour nous aider. |
Notre maître d’œuvre aidé par des bras courageux a mis à l’abri bien enchevêtré dans le laurier les ports de planches qui avaient été mis en place quelques jours avant. Quant à celui dénoncé par Martial, l’eau avait déjà fait son œuvre destructrice… Le soir le jardin ressemblait à une immense étendue d’eau, quelques marguerites jaunes et un canas persistait à vouloir montrer qu’ils se trouvaient là !! Marie Joe et Gilou sont venus le lendemain matin pour voir ; n’ont pas pu aller sur le terrain, le chemin avait lui aussi l’eau plus qu’il ne pouvait en supporter… | |  |
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 | | Les photos ont été faites, mais de loin. Gilou a même hésité « Y va ou pas ? Ca vaut le coup ? Pour peu qu’on ne puisse pas.. ! » L’eau s’est retirée aussi vite qu’elle est venue, laissant apparaître les dégâts qu’elle avait provoquée. Le port de planches, une grande bassine remplie de terre et fleurs, le crocodile pas fini de sculpter de Martial, les courgettes, cornichons, melons,et autres courges ont été emportés par les eaux. D’autres déracinés ont fini tout près du bord de la Meurthe le courant n’avait |
sans doute plus assez force pour les « embarquer ». Quelle désolation, quelle fin cruelle de la beauté de notre jardin !! Il y avait des trous partout, la terre enlevée, les pierres se prêtaient à nos regards horrifiés ! Le grillage longeant le terrain du voisin était couché, un chou rouge pris dedans, des tonneaux, venus d’on ne sait où, coincés dans les lilas et noisetiers.
La vigne arrachée sur une belle longueur, prise dans ses propres barbelés et poteaux de maintien. Notre voisin déplorait la perte de ses citrouilles, en fait l’une d’entre elle est venue se détruire dans notre rosier. L’eau avait monté dans la cabane à hauteur de 30 cm environ. Devant une telle désolation plusieurs sentiments se sont révélés à nous : colère contre Dame Nature, déception, tristesse, frustration, peur, dégoût. En résultat, tout le travail fourni était à refaire. | |  |
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 | | Sans grand enthousiasme nous avons commencé le nettoyage. Par où ? Peu importe le « boulot » à faire se voyait bien mieux « que le nez au milieu d’une figure » ! Et c’est précisément ce jour là que nous accueillons un nouveau bénévole : Jean Pierre. Mauvais moment pour intégrer notre groupe, on lui avait parlé de notre bonne ambiance, là c’était raté !! Le pauvre, il ne savait pas qui de nous aider ; il fallait des bras partout… il a travaillé avec les uns et avec les autres. Et en guise de premier jour il a été gâté ! Nous avons reçu la visite d’une |
journaliste de l’Est Républicain et de La Liberté de l’Est. Son article s’est intitulé : Au chevet du jardin des OUALOUS ; outre la destruction partielle du jardin, elle a informé les lecteurs de la nécessité d’avoir de la terre, pour remplacer celle partie avec les flots.
Devant nos mines tristes ; Cheftaine et Saliha (d’ECL) nous ont proposé une réunion à étude pour extérioriser les sentiments refoulés dont nous n’avions plus parlé. Pendant près de 2 heures nous avons tout dit, analysé, et ma foi ; nous pouvons dire que cela nous a fait le plus grand bien… Notre « rénovation » du jardin se passe dans une meilleure humeur, pas tout à fait joyeuse mais avec quelques rires tout de même. Et de toute façon avec nos soucis nous n’allions pas oublier que c’est grâce à Etudes et Chantiers de LORRAINE que nous existons (nous et le jardin)!

 | | Et justement c’était l’anniversaire des 20 ans d’ECL prévu pour le 14 . Les gars et les filles du jardin de la petite Raon se sont portés volontaires pour nous aider à reprendre le jardin dans le chemin de la victoire. Ils ont remis la vigne qui restait sur fils et piquets, vers midi la plus part sont rentrés, seuls Steph et Françoise sont restés pour partager le repas tiré du sac avec nous. Aux environs de 14 h Steph est reparti, seule la courageuse Françoise a fini la journée avec nous ; ratissant, remeublant avec ce qu’il y avait de terre, écartant les pierres ne sachant pas vraiment si cela valait le coup, mais heureuse de nous aider ; nous aussi avons su recevoir l’aide donnée !!!! Cela étant il ne fallait pas oublier que nous avons étés convié à l’inauguration du 2ème jardin et que bien que le texte soit écrit par Marie Joe, c’est tout de même Joëlle et Gilou qui l’on tapé sur le clavier de l’ordinateur !!! Ben quoi ? Solidarité dans tout. |
Les ports de planches restent pour l’instant dans le laurier ; mais notre maître d’œuvre nous a apporté des souches, de très belles, des grandes et petites, chacun la sienne. Avec les outils pour les nettoyer, eh oui ! Belles, mais pleines de terre et de minuscules cailloux et de sable à enlever ; au boulot la brosse métallique, la vielle brosse « normale » trouvée dans la cabane, et un vieux ciseau a bois, qui, malgré de nombreux services rendu s ‘est retrouvé sur le chemin du rebut ; pas pour nous en tout cas !! | |  |
 | | Que disent les souches ? Notre Gilou a trouvé sa forme dès le début : un quasimodo, une sorte de gargouille, avec un morceau de bois apporté par l’inondation, il lui a taillé un nez, merci à la serpette, et de plus le nez serait équivalent à celui de Pinocchio, sauf qu’il ne grandira pas en cas de mensonge !! Pour Joëlle ce serait une tête de loup ou de bélier, Sylvie hésite serait ce un gros coquillage ? Une coupe de fruits ? Jean Pierre, sa souche étant en sapin, elle est déjà une sculpture en elle même, mais il a son idée pour la rendre plus |
jolie encore ! Marie Joe sculpte une branche de prunier dans l’espoir d’en faire un chat. Nous avons continué de préparer les zones près du cimetière, laissées l’an dernier, il nous faut les mettre en valeur. Coucou : fraises, jonquilles, violettes, fraises des bois qui voudraient rester là ; mais pourtant ne le pouvez pas. Pour votre bien nous allons vous transplanter, afin que personne à l’avenir ne vous marche dessus ! Et en plus vous pourrez fleurir de tout votre « saoul » rien que pour le plaisir des yeux, vous savez si bien le faire !
Cathou continue sont idée de CV, cette fois ci c’est au tour de Gilou, « Tu vois, tu aurais dû accentuer ton travail aux carrières » Et maintenant on va faire une simulation d’entretien d’embauche : pour travailler « disons » à la ville : comment te présentes tu ? Que fais tu valoir ? Que dois tu faire pour être convaincant ? Quelles sont tes motivations ? OH, OH !! Tout ça pour du boulot ? Tout compte fait, l’idée de se « vendre » dans le sens honorable du mot, n’est pas si facile que ça ; faut faire bonne impression mais pas trop, avoir | |  |
l’air sûr de soi ; mais, là aussi pas trop, ne pas faire voir qu’on veux travailler chez l’un ou l’autre, qu’on aimerait bien. En bref rester « cool » et persuasif. Mais c’est que Cathou n’a pas lâché prise, elle a continué à poser des questions, plus pertinentes les unes que les autres… La réflexion de notre Gilou après cette épreuve était : « Quel binz !!! » Et « on verra bien ! » La réponse viendra d’elle même. Ben oui quoi !! Pourquoi se mettre « martel en tête ? » Le mieux c’est qu’avec une bonne préparation, on pourra sans doute s’en sortir avec des honneurs. Qui sait ?
Alain nous pose la question de l’objectif : que faisons nous ? Les ports de planches ; on les met où ? Nous parle de projets : le tronc qu’il nous a dégoté, qu’en ferons nous ? Il est prévu un banc en forme de femme, les bras serons sièges, le ventre : le dossier léger, les jambes accueilleront le fessier de ceux qui veulent s’y poser. C’est bien beau tout ça, mais comment va venir cette grande chose ? Notre maître d’œuvre essaie de trouver un transporteur. Mais il nous reste le : « comment mettre dans le jardin ? » Les zones étant faites pas question de rouler dessus. Dans le moment de la venue du tronc, nous verrons bien comment cela se passera, qui sait, une solution évidente nous apparaîtra peut-être.
 | | Théoriquement nous devions faire du dessin à étude ; mais en raison du grand vent notre maître d’œuvre nous propose de terminer de traiter les dernières planches au Silicate de Sodium. Joëlle et Marie Joe se dévouent. A deux ce sera bien plus vite fini ; pour preuve : au moment du repas les premières planches traitées étaient sèches. L’après midi : idem, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire c’était fini. Bien sûr, les belles planches ne sont pas toutes entrées dans la cabane pour s’y reposer, la plupart d’entre elles, ont représenté |
un port de planche, de différente hauteur chacun (5,7 ou 8 planches entrecroisées). Comme nous ne savions pas où les mettre pour l’instant, nous les avons posées debout près de la table, magnifiques et très beaux avec leur couleur, le traitement avait fait ressortir la couleur du fil du bois, une simple coloration de jaune, de brun et quelquefois un peu rougeâtre. Une couleur chaude quoi qu’il en soit. Dommage que cela ne reste pas….. A force elles blanchiront et redeviendront neutres.
La préparation des zones le long du mur du cimetière continue. Notre Gilou s’en donne à cœur joie, il bêche avec entrain. Avec Martial, ils ont préparé une partie complète, celle qui renferme l’azalée bleue ; Dominique prend soin de mettre à part dans des cagettes, toute plante susceptible d’embellir un autre endroit. Alban se met en quatre pour apprendre la façon de faire, les autres mettent en place un peu partout les plants, de sorte que tout soit beau au printemps. Ce vendredi en lieu et place du travail habituel avec Cathou , ce fut une matinée consacré à la préparation de confiture et gelée de coing ! Beaucoup de pots ont étés remplis, après le partage entre nous, Joëlle a proposé des pots à ceux qui étaient présents à ECL. Après avoir goûté, le mot le plus simple pour la décrire est : fabuleusement bonne !!
 | | Le dernier mardi de ce mois, tout en préparant des ports de planches et nettoyant les souches, quelques unes pouvant déjà recevoir les premiers coups de gouges et maillets ; notre maître d’œuvre ayant entendu parler d’une exposition à Baccarat , nous propose d’y aller le soir même. Tous en route vers 16 heures… Le sujet de l’exposition était BIJOUX AU CONTEMPORAIN. Organisée par la communauté de communes du Cristal. A la Mairie de Baccarat. Très belle et agréable. Toutefois n’ayant pas encore obtenu l’autorisation de |
divulguer le compte rendu de notre visite à cette exposition. (Croyez bien que nous en sommes désolés). Mais dès que l’accord nous parvient, nous nous ferons un plaisir de vous relater ce que nos yeux ont vu, ainsi que de vous soumettre les photos prises…..